Des expériences antérieures sur des aimants compensés ont démontré le potentiel d'approcher la limite de fonctionnement le plus rapide et le moins dissipatif des bits de mémoire numérique. Cependant, la voie analogique a été pratiquement inexplorée aux échelles de temps (sub)ps. Dans cet article, nous présentons la séparation expérimentale des dynamiques de signal de résistance liées à la chaleur et à la commutation par extinction, induites à température ambiante par une unique impulsion laser femtoseconde dans des dispositifs de mémoire en CuMnAs antiferromagnétique métallique. Nous montrons que la dynamique liée à la chaleur, sur des échelles de temps de la picoseconde à la centaine de nanosecondes, peut être utilisée comme mémoire à court terme où les informations relatives aux stimuli d'entrée, représentés par les impulsions laser, sont stockées temporairement. Lorsque le seuil de commutation par extinction est atteint, l'information est transférée à la résistance variable du dispositif, servant de mémoire à long terme, avec des composantes temporelles de 10 ms et 10 s. Les caractéristiques potentiellement intéressantes de la mémoire thermique pour plusieurs domaines de recherche distincts, notamment les dispositifs analogiques bio-inspirés et la logique thermique, sont également discutées.